Hadopi 2

Mardi 22 septembre 2009 a eu lieu le vote final sur la loi Protection pénale de la propriété littéraire et artistique sur internet plus connue sous le nom de HADOPI 2. Les débats à l'assemblé ne sont pas très passionnant d'un certain point de vue (ils lisent leur texte) mais cela donne néanmoins lieu à de belles joutes verbales pour se faire remarquer et déstabiliser l'adversaire.

Pour vous j'ai rassemblé les meilleurs moments

Les noms en vert sont ceux défavorables à HADOPI et en rouge ceux favorables à cette loi liberticide, anticonstitutionnel, inefficace et inadaptée. Les phrases en italique sont mes commentaires.

Présentation du texte par Frédéric Mitterrand avec la propagande habituelle

Frédéric Mitterrand : M le président, Mme la ministre d’État, Mme la présidente de la commission des affaires culturelles et de l'éducation, cher Franck Riester, Mmes et Ms les députés.
Patrick Roy : Jusque-là, ça va !

Frédéric Mitterrand : J'ai tenu d'emblée à replacer le projet de loi dans une perspective plus vaste. J'ai toujours souligné que ce dispositif était, à mes yeux, nécessaire, mais non suffisant.
Marcel Rogemont : Et voilà ! Bientôt HADOPI 3 !

Frédéric Mitterrand : Je rappelle d'abord que l'édifice dont nous allons poser la dernière pierre n'a pas été imaginé par des technocrates coupés des réalités.
Marcel Rogemont : Si !

Frédéric Mitterrand : Leur vocation (aux sanctions) est essentiellement pédagogique.
Patrick Roy : C’est la pédagogie du panpan cucul !

Frédéric Mitterrand : Chacun sait que, dans le domaine de la culture, la France n’est pas un acteur tout à fait comme les autres.
Patrick Bloche : Hélas !

La gauche entre en jeu, c'est à la droite de lancer des pics.

Patrick Bloche : Vous avez constamment rejeté notre proposition de contribution créative. Là est le vrai scandale !
Guy Geoffroy : La licence globale, c’est nul !

Didier Mathus : Cette majorité a remplacé le ministre de la culture par une sorte de préfet de police qui, face au formidable essor des échanges culturels, ne trouve à sortir que ses menottes et sa matraque.
Cécile Gallez Oh !
Philippe Gosselin Quelle finesse !

Didier Mathus : Ah, qu’elle est déchirante la plainte des coffres-forts au coin des bois numériques !

Jean-Pierre Brard : ma compassion pour MM. Frédéric Mitterrand et Henri de Raincourt qui, pour leur premier combat, ont été envoyés au front comme autrefois les jeunes recrues qu’on obligeait à faire leurs classes en leur faisant violence pour servir une cause à laquelle ils ne comprenaient rien – ou en tout cas sans qu’ils comprennent ce pour quoi on les y envoyait. (y'a pas à dire c'est beau la franchise)

Jean-Pierre Brard : Vous vous trouvez dans la même situation que les moines copistes qui, hier, s’opposaient à Gutenberg. (un grand classique mais tellement vrai)

Bougie

Jean-Pierre Brard : Vous êtes les tenants de la bougie et de la lampe à huile à l’époque des LEDs. (il est en forme)

Jean-Pierre Brard : C’est vous rendre service que de vous tendre le miroir, de manière que vous mesuriez à quel point vous faites horreur à la jeunesse de notre pays. (unstoppable)

Le vote final

On réveille des députés de droite qui dormaient (si si), on finit de remplir les bancs de la droite, les députés votent, la loi est adoptée (258 pour, 131 contre), l'hémicycle se vide. La politique dans toute sa splendeur.